Deux choses qui sont restées dans mon esprit après le TEDxParis | Two things that stayed in my mind after the TEDxParis

[English]

Cette semaine j’ai eu la chance d’être présent au TEDxParis, 3 heures de présentations de projets et de recherches qui envisagent de changer le monde. La thématique choisie par les organisateurs étant « Slow », voici 2 choses qui sont restées dans mon esprit après cette soirée.

[This week I had the opportunity to be present at the TEDxParis, 3 hours of presentations of projects and researches willing to change the world. The theme chosen by the organizers was “Slow”, here are 2 insights that remained in my mind after this evening.]

Ralentir est aller plus vite

La meilleure expérience d’apprentissage passe par l’alternance des phases d’immersion et de réflexion, il est très important de prendre du recul et de réfléchir sur nos expériences. Quand je suis dans une phase d’immersion dans un projet, c’est essentiel de faire une pause et de prendre du recul pour observer le projet à partir de différentes perspectives. Dans mon cas, ce moment de recul, de pause, est de faire du sport, de manger bien, de dormir bien (et beaucoup !), bien sûr de passer un super moment avec ma copine, avec mes ami(e)s, avec ma famille ou simplement, avec des inconnus, tout m’apporte de nouvelles idées et de l’inspiration. En faisant une pause dans les moments précis, on avance plus vite, parce que notre cerveau enchaine plus d’idées, on a plus d’énergie, et en ayant tous ces éléments en lien, la passion pour ce que l’on fait commence à devenir plus grande. C’est justement cette passion qui deviendra le carburant qui alimente le cycle d’immersion et de réflexion dans les activités que nous faisons tous les jours. C’est intéressant, mais pour la plupart des gens qui me connaissent, j’étais au TEDxParis un peu dans le cadre de mon travail, de mes projets, de mes recherches scientifiques, mais en réalité, j’étais là dans le cadre de mon recul de réflexion.

[To slow down is to go faster]

[The best learning experience involves alternating phases of immersion and reflection, it is very important to take a step back and reflect on our experiences. When I’m immersed in a project, it’s essential to take a break and step back to observe the project from different perspectives. In my case, this moment of reflexion is to do some sport, to eat well, to sleep well (and a lot!), and of course, to spend a great time with my girlfriend, with my friends, with my family or simply, with strangers, everything brings me new ideas and inspiration. By pausing in these specific moments, we move faster, because our brain enchains new ideas, we have more energy, and having all these elements in connection, the passion for what we do starts to become bigger. It is precisely this passion that that fuels the cycle of immersion and reflection in the activities we do every day. It’s interesting, but for most people who know me, I was at the TEDxParis a bit in the context of my work, my projects, or my scientific research, but in reality, I was there in the context of my moment of reflexion.]

La recherche en sciences sociales est en train de changer complètement

La deuxième chose qui est restée dans mon esprit est en lien avec différentes recherches scientifiques qui ont été présentées allant du sommeil à une nouvelle façon d’apprendre les mathématiques à l’école. Le point le plus important est qu’aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire des sciences sociales, nous pouvons quantifier ce qui avant était impossible de quantifier en créant du Big Data (par exemple, dans les interactions dans les milieux éducatifs et sociales, ou en mesurant le sommeil de milliers de personnes dans toute la planète, ou dans la production créative dans des populations très larges, ou dans l’économie et les réseaux complexes). Ce qui m’amène à penser qu’aujourd’hui dans les sciences sociales, les instruments qualitatifs sont très utiles pour définir nos hypothèses, pour avoir de nouvelles idées sur le monde qui nous entoure et à partir de ces nouvelles idées définir et proposer des hypothèses, mais pas pour les tester. Pour tester nos hypothèses, nous disposons pour la première fois, de nouvelles technologies qui nous permettent de quantifier et de mesurer de façon beaucoup plus précise ce qui avant était impossible de mesurer de façon précise, quelques instruments qualitatifs peuvent complémenter les instruments quantitatifs, mais pour faire avancer réellement les sciences sociales on a besoin d’instruments quantitatifs qui vont nous permettre de répliquer les recherches scientifiques en essayant de trouver des résultats de plus en plus objectifs à partir d’instruments qui mesurent nos variables avec précision.

[Social science research is completely changing]

[The second thing that has stayed in my mind is related to various scientific research that has been presented ranging from the science of sleep to a new way of learning mathematics in school. The most important point is that today, for the first time in the history of the social sciences, we can quantify what before was impossible to quantify by creating Big Data (Ex. social interactions in educational settings, or measuring the sleep of thousands of people all over the planet, or in creative production in very large and heterogenous populations, or in the economy of complex networks). Which leads me to think that today in the social sciences, qualitative instruments are very useful to define our hypotheses, to have new ideas about the world that surround us, and from these new ideas to define and propose assumptions or hypothesis, but not to test them. To test our hypotheses, we have for the first time, new technologies that allow us to quantify and measure in a much more precise way what previously was impossible to measure in a precise way, some qualitative instruments can complement the quantitative instruments, but for to really advance the social sciences we need quantitative instruments that will allow us to replicate scientific research by trying to find more and more objective results from instruments that measure our variables with precision.]

Un été plein d’échanges et de nouvelles découvertes scientifiques | A summer full of exchanges and new scientific discoveries

[English]

L’été 2017 vient de s’écouler, il a été marqué par plusieurs invitations à donner de conférences, à présenter ma recherche dans des événements scientifiques, des rencontres dans le monde l’éducation, à donner différents types d’ateliers avec des publics très variés et principalement à faire avancer ma recherche surtout en ce qui concerne cette nouvelle forme de collaboration hétérogène que je propose et que je décrivais dans un post avant l’été (quand je venais de rentrer du colloque scientifique de la IEEE en Roumanie).

[The summer has just passed, and it was marked by several invitations to give lectures, to present my research in scientific events, to have amazing meetings in the world of education, and to give different types of workshops with a very different audience advancing my scientific research regarding this new form of heterogeneous collaboration that I propose and which I described in a post before the summer (when I had just returned from the IEEE scientific colloquium in Romania).]

Nous pouvons commencer par l’Université d’été Ludovia 2017 au sud de la France, événement auquel j’étais invité pour donner une conférence sur les nouvelles formes d’échanges hétérogènes grâce aux technologies numériques et à une table ronde sur le code et la culture numérique. De toutes les présentations, ateliers, débats, expositions et échanges en général, j’ai décidé de sélectionner les 5 termes les plus récurrents de l’événement. À mon avis et en ordre d’importance ces 5 termes sont : 1) Collaboration 2) Innovation 3) Classe Inversée 4) L’éducation par la recherche et 5) Design Thinking.

[We can start with the Ludovia 2017 event in the south of France, where I was invited to give a lecture on new forms of heterogeneous exchanges using digital technologies and to a round table about code and digital culture. Of all the presentations, workshops, debates, exhibitions and exchanges in general, I decided to select the 5 most recurring terms of the event. In my opinion and in order of importance these 5 terms were: 1) Collaboration 2) Innovation 3) Flipped Classroom 4) Education through Research and 5) Design Thinking.]

Puis c’était le tour du Campus e-Éducation, où j’ai pu, une fois de plus, observer à peu près les mêmes termes à coté de deux nouveaux termes : Jouer et Apprendre. Le Campus e-Éducation m’a donné aussi la possibilité de présenter pour la première fois les premiers résultats de ma recherche scientifique dans le projet REMASCO (pour Réinventer le Manuel Scolaire à l’ère du numérique) et aussi pour animer différents ateliers où les participants devaient collaborer (faire le travail complétement ensemble) ou coopérer (on se divise le travail ou on se divise en sous-groupes pour avancer plus vite).

[Then, it was the turn of the e-Education Campus event, where, once again, I observed almost the same terms along with to two new terms: Play and Learn. The e-Education Campus also provided me with the opportunity to present the first results of my scientific research for the first time inside the REMASCO project (to reinvent the School Textbook in the digital age) and to facilitate different workshops where participants had to collaborate (doing the whole work together) or cooperate (dividing the work or dividing themselves into subgroups to achieve their objective faster).]

Finalement c’était le tour de la Fête de la Science où j’ai eu l’opportunité de présenter ma recherche scientifique et le projet lauréat en France dans le cadre du Space App Challenge de la NASA et que je vais vous décrire un peu plus dans un prochain post.

[Finally, it was the turn of the French Science Fair where I had the opportunity to present my scientific research and one of the winning projects in France for the Space App Challenge of NASA and that I will describe more in detail in a future post.]

Dans tout ce contexte d’été, grâce aux présentations, colloques scientifiques et animations d’ateliers, j’ai découvert une nouvelle chose en collaboration hétérogène dans un groupe de travail dans le cadre de la résolution des problèmes.

[Throughout this summer context, and thanks to the presentations feedback and the scientific symposiums and workshops, I discovered some interesting things around heterogeneous collaborations inside a problem-solving approach.]

Pendant les ateliers que j’ai animé cet été, j’avais conformé des groupes de travail allant de 4 à 6 personnes et j’ai essayé de travailler avec la méthode que nous avions développé dans le cadre du projet REMASCO mais en présentiel (et donc, nous n’avons pas utilisé notre outil numérique basé sur la théorie des jeux pour favoriser la collaboration hétérogène en ligne en créant un espace individuel pour chacun intégrant un groupe et un espace collectif pour tout le groupe). Mon objectif était de travailler en quelques heures (3 à 5 heures) avec notre méthode de collaboration en présentiel et de créer un espace équilibré entre l’espace individuel de chaque intégrant et l’espace collectif du groupe. Ce qui est intéressant est que tous les groupes de travail de tous les ateliers passaient directement en mode « Brainstorming » dans toutes les phases de la méthode en collaborant avec les 4 ou 6 membres du groupe où les idées des deux personnes les plus extroverties dominent la collaboration en détruisant la richesse du flux d’idées.

[During the workshops I conducted this summer, I had set up working groups of 4 to 6 people and I tried to work with the method that we had developed within the REMASCO project but in a face-to-face context (and therefore we have not used our digital tool based on game theory to promote heterogeneous online collaboration by creating an individual space for everyone in the group and a collective space for the whole group). My objective was to work within a few hours (3 to 5 hours) with our collaborative approach and to create a balanced space between the individual space of each member of the group and the collective space of the whole group. It was interesting that in all workshops people went directly into a “Brainstorming mode” where members of the group worked directly in the collective space causing that the ideas of the one or two most extroverted people dominate the collaboration process and ended up breaking the wealth of the flow of ideas of the group.]

Pourquoi dans ce contexte notre méthode n’a pas marché ? À mon avis, le problème de ces ateliers est la durée, au lieu de faire un atelier de quelques heures, nous devrions utiliser la méthode pendant un atelier qui dure au moins quelques jours (comme dans un vrai projet de résolution de problèmes), comme nous sommes pressés, nous tendons à passer vite en mode « Brainstorming » pour accélérer le processus en détruisant le flux d’idées du groupe. Le problème de la durée va en lien avec notre outil numérique, si l’atelier a une durée de quelques jours ou plus (quelques semaines ou quelques mois, comme dans le projet REMASCO), nous avons besoin d’un outil qui va permettre aux intégrants du groupe de continuer à collaborer quand ils ne sont pas face à face, et c’est justement dans ce moment que le flux d’idées sera plus riche et le moment face à face servira pour affiner toute la collaboration à distance.

[Why in this context our method did not work? In my opinion, the problem with these workshops is Time, instead of having a workshop of a few hours, we should use the method during a workshop that lasts at least a few days (as in a real problem solving project). When we are in a hurry, we tend to move quickly to a “Brainstorming mode” to speed up the process destroying the richness of the flow of ideas of the group. The problem of Time is linked to our digital tool, if the workshop lasts a few days or more (a few weeks or months, as in the REMASCO project), we need a tool that will allow the members of the group to continue to collaborate when they are not face to face, and it is precisely at this moment that the flow of ideas will be richer. At the end, the face to face time will serve to refine all the online collaboration.]

Si dans les mois qui viennent, j’ai l’opportunité de faire un atelier plus long je testerai notre méthode et notre outil de collaboration hétérogène en ligne avec un groupe en présentiel, ce sera le moment aussi de tester l’équilibre entre le travail face à face et à distance. En attendant, après l’automne, j’aurai tous les résultats du projet REMASCO et je vous raconterai un peu plus le projet lauréat pour la France du Space Apps Challenge de la NASA que nous continuons à construire (avec de nouveaux partenaires).

[If in the coming months, I can do another workshop that will last longer (a few days or even a week), I will test our method and our online heterogeneous collaboration digital tool with a group in a face-to-face context, it will also be the time to test the balance between the online and the face-to-face collaboration. In the meantime, after the autumn, I will have all the results of the REMASCO project and I will tell you a little bit more about the winning project for France of the NASA Space Apps Challenge that we are building (with new partners).]

The current state of my scientific research | L’état actuel de ma recherche scientifique

ICALT IEEE Conference

In the last months, I have had the opportunity to present my research work in different scientific conferences nationally in France and internationally. I also have the chance to animate important events where people had to collaborate to create and invent a solution for a problem, having the opportunity to accomplish two things: 1) observe these groups of people working and 2) testing the collaboration methods and tools that I was designing and building as part of my research.

[Français]

Au cours des derniers mois, j’ai eu la possibilité de présenter mes travaux de recherche dans différentes conférences scientifiques à l’échelle nationale en France mais aussi à l’international. J’ai également eu la chance d’animer des événements importants où les participants devaient collaborer pour inventer et créer une solution répondant à un vrai problème, ayant la possibilité d’accomplir deux choses : 1) observer ces groupes de personnes travailler et collaborer et 2) tester les méthodes et les outils de collaboration que je concevais et construisais dans le cadre de ma recherche.

Today I’m working on the last part of my experiments and I have much of the results that I will use to test my hypothesis. To summarize the research in which I’m currently working on, imagine that you are connected in one way or another to the education field. Imagine now, that you are part of a large heterogeneous group composed of teachers, students, parents, school directors, educational companies, and others (you are part of a group of different actors belonging to the world of education), you are around 15 to 20 people in the group. In this context, imagine that I ask you to find a solution to a specific problem, like reinventing the classroom of the future, the 20 of you should imagine and build a prototype of your solution to this specific problem.

[Français]

Aujourd’hui, je travaille sur la dernière partie de mes expérimentations et j’ai beaucoup de résultats que je vais utiliser pour tester mon hypothèse. Pour résumer la recherche dans laquelle je travaille actuellement, imaginez que vous êtes connectés d’une manière ou d’une autre au domaine de l’éducation. Imaginez maintenant que vous faites partie d’un grand groupe hétérogène composé d’enseignants, d’étudiants, de parents d’élèves, de directeurs d’écoles, d’entreprises éducatives et autres (vous faites partie d’un groupe de différents acteurs du monde de l’éducation), et que dans ce groupe, vous êtes entre 15 et 20 personnes. Dans ce contexte, imaginez que je vous demande de trouver une solution à un problème spécifique, comme par exemple, réinventer la classe du futur, vous et les autres membres du groupe doivent imaginer et construire un prototype d’une solution qui réponde à ce problème spécifique.

 

eTwinnig ConferenceProbably some of you will have the idea to start with a brainstorm session, but imagine doing the brainstorm session between the 20 of you? Probably you will never get to the solution, or probably the ideas of the most extroverted people will prevail, or you will probably find such a disorganization (with all the people talking at the same time) that no one will understand anything at all. So naturally, you will not collaborate (the 20 participants will not do the work together), you will cooperate (participants will split the work, solve sub-tasks in sub-groups, and then assemble the partial results into the final output). This way of working was inherited from the industrial era, because we can accomplish our big objective faster and more efficiently. For us, the problem is that this way of work is good for repetitive tasks (as the tasks highly demanded in factories in the 20th century), but not for tasks that need a high degree of creativity and inventiveness (as the tasks increasingly demanded in the 21st century). The problem with cooperation is that we cut the flow of ideas of a big heterogeneous group (rich in diversity) that is key to the quality of collective intelligence.

[Français]

Probablement certains d’entre vous auront l’idée de commencer une séance de Brainstorming, mais imaginer une séance de Brainstorming entre vous tous ? Probablement vous n’arriverez jamais à la solution, ou probablement les idées des personnes les plus extroverties prévaudront, ou vous trouverez probablement une telle désorganisation (avec toutes les personnes parlant en même temps) que personne ne comprendra rien du tout. Donc, pour vous organiser, vous n’allez pas collaborer (les 20 personnes ne travailleront pas ensemble), ce que vous allez probablement faire est de coopérer (les 20 personnes vont se diviser en sous-groupes, résoudre les sous-tâches, puis rassembler les résultats partiels dans le résultat final). Cette façon de travailler a été héritée de l’ère industrielle, car nous pouvons accomplir notre objectif final plus rapidement et plus efficacement. Pour nous, le problème est que cette façon de travailler est très efficace pour les tâches répétitives (comme les tâches hautement demandées dans les usines au 20ème siècle), mais pas pour les tâches qui nécessitent un degré élevé de créativité et d’inventivité (comme les tâches de plus en plus demandées au 21ème siècle). Le problème de la coopération est que nous réduisons le flux d’idées d’un grand groupe hétérogène (riche en diversité) qui est essentiel à la qualité de l’intelligence collective du groupe.

Part of the theory on which we rely is defined by one of the most cited authors in information and computer science, the American scientist and the Toshiba professor at MIT Alex Pentland and his Social Physics Theory. Just as the goal of traditional physics is to understand how the flow of energy translates into changes in movement, social physics seeks to understand how the flow of ideas and information translates into behavioral changes. The main parts of the theory of social physics are the process of engagement and the process of exploration. Exploration refers to when we speak to other people in a context of heterogeneity, and correlates very strongly with creative output bringing other perspectives into a pattern of connections. Engagement is the process of appropriating new ideas brought about by exploration. This process of engagement within a group and exploration outside the same group is called social learning, which promotes creative and inventive production only when individuals each have different information. Everything is measured by the flow of ideas, as the flow of ideas increases, a team moves from isolation (which is not favored by creative production) to a process of flow of ideas much richer (incrementing the creative production and therefore the inventiveness). The danger is when the flow of ideas goes faster and faster entering inside an echo chamber where the same ideas come and go in a bubble, which leads to a decrease in the inventive production.

[Français]

Une partie de la théorie sur laquelle nous nous basons est définie par l’un des auteurs les plus cités en sciences de l’information et en informatique, le scientifique américain et le professeur Toshiba chez le MIT Alex Pentland et sa théorie de la physique sociale. Tout comme l’objectif de la physique traditionnelle qui est de comprendre comment le flux d’énergie se traduit par des changements de mouvement, la physique sociale cherche à comprendre comment le flux d’idées et d’informations se traduit par des changements de comportement. Les principales parties de la théorie de la physique sociale sont le processus d’engagement et le processus d’exploration. L’exploration est lorsque nous parlons à d’autres personnes dans un contexte d’hétérogénéité, et est corrélée très fortement avec la production créative apportant d’autres perspectives dans un modèle de connexions. L’engagement est le processus d’appropriation des nouvelles idées amenées de l’exploration. Ce processus d’engagement à l’intérieur d’un groupe et d’exploration à l’extérieur du même groupe est appelé apprentissage social, lequel favorise la production créative et inventive seulement lorsque les individus ont chacun une information différente. Tout est mesuré grâce aux flux d’idées, au fur et à mesure que le flux d’idées s’incrémente, une équipe passe de l’isolement (qui ne favorise pas la production créative) à un processus de flux d’idées plus riche (incrémentant la production créative et donc l’inventivité). Le danger est quand le flux d’idées va de plus en plus vite entrant dans une chambre d’écho où les mêmes idées tournent dans une bulle, ce qui entraîne alors une diminution de la production inventive.

Ludovia #13 Conference

In this context, we think that collaboration and cooperation plays a very important role in the process of creative and inventive production when working in different contexts related to the educational field. For us, our tendency to cooperate can cut the flow ideas, while collaboration could increase it. But can we promote collaboration in a big and heterogeneous group without falling into the problems described above? We think that thanks to the new information and communication technologies, we can create a method and tool that promotes collaboration in a big heterogeneous group incrementing the flow of ideas of the group and therefore its inventive process. We created this method trying to find a balance between the collective space of a group and the personal space of an individual when the collaboration process is happening, our method and tool tries to promote this balance in a big and heterogeneous group of people.

[Français]

Dans ce contexte, nous pensons que la collaboration et la coopération jouent un rôle très important dans le processus de production créative et inventive lorsqu’on travaille dans différents contextes liés au domaine de l’éducation. Pour nous, notre tendance à coopérer peut réduire les flux d’idées, alors que la collaboration pourrait l’augmenter. Mais pouvons-nous promouvoir la collaboration dans un grand groupe hétérogène sans tomber dans les problèmes décrits ci-dessus ? Nous pensons que grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, nous pouvons créer une méthode et un outil qui favorisent la collaboration dans un grand groupe hétérogène, en augmentant le flux d’idées du groupe et donc son processus inventif. Nous avons créé cette méthode en essayant de trouver un équilibre entre l’espace collectif d’un groupe et l’espace personnel d’un individu lorsque le processus de collaboration se déroule, notre méthode et notre outil tentent de promouvoir cet équilibre dans un grand groupe hétérogène de personnes.

To test our main hypothesis, we decided to concentrate our efforts in the design process of digital learning artefacts in general and particularly in digital school textbooks, why? Because after an analysis of different reports in the French National Education, we could identify a considerable lack of invention in the design process of these digital learning artefacts. Imagine for a minute the Online Education (from a university that provides this service to the popular MOOCs on the Internet), are we not doing the same thing as before, but now putting the traditional lectures in videos in a website? In this same sense, think about the new digital school textbooks, are we not doing the same thing that we did in paper school textbooks, but now with some videos or audios plus a platform to administer a class in the best case or a simple PDF in the worst case inside a tablet or a computer? We can do this exercise with different learning artefacts and you will realize the same thing each time. Why this lack of invention is happening? We think that part of the problem relies in our way of work inherited from the industrial era: cooperative work that divides teachers in one sub-group, designers and developers in another sub-group, students in another sub-group and so on.

[Français]

Pour tester nos principales hypothèses, nous avons décidé de concentrer nos efforts dans le processus de conception des artefacts d’apprentissage numériques en général et en particulier dans les manuels scolaires numériques, pourquoi ? Parce qu’après une analyse de différents rapports de l’Éducation Nationale en France, nous pourrions identifier un manque considérable d’invention dans le processus de conception de ces artefacts d’apprentissage numériques. Imaginez par exemple l’éducation à distance (d’une université qui fournit ce service aux populaires MOOC sur Internet), ne faisons-nous pas la même chose qu’auparavant, mais maintenant en mettant les cours traditionnels dans des vidéos sur un site web ? Dans le même sens, pensez aux nouveaux manuels scolaires numériques, ne faisons-nous pas la même chose qu’avec la version papier du manuel scolaire dans un simple PDF dans le pire des cas ou avec des vidéos ou des audio dans une tablette ou un ordinateur plus une plate-forme pour administrer une classe dans le meilleur des cas ? Nous pouvons faire cet exercice avec différents artefacts d’apprentissage et vous réaliserez ce problème à chaque fois avec un degré différent. Pourquoi ce manque d’invention se passe-t-il ? Nous pensons qu’une partie du problème repose sur notre façon de travailler héritée de l’ère industrielle : un travail coopératif qui divise les enseignants dans un sous-groupe, les concepteurs et les développeurs dans un autre sous-groupe, les étudiants dans un autre sous-groupe et ainsi de suite, sans avoir de contact minimal dans la plupart des cas.

Créathon 2017

So, we decided to choose the French digital school textbook as a learning artefact and put it inside an experimental research trying to reinvent the digital school textbook of the future and testing at the same time a new method and collaborative digital tool aimed at the design of digital learning artifacts. What we did, was to constitute six heterogeneous groups trying to gather the different actors of the world of education. Each group was constituted by the same profile: 1 high school student, 1 parent, 2 teachers, 1 principal, 1 school inspector, 2 education officers and 1 public educational company (an operator of the French Ministry of Education). To avoid the impact of hierarchy among participants, we decided to work only online (inside the collaborative digital tool). The main objective of each working group was to design and develop a digital history school textbook within three months of online interactions. In this context, participants where distributed randomly among the 6 working groups with a balance between the distribution of men and women. During the three months of work, three of the six groups represented our experimental groups, working with our collaborative online model in its entirety, in other words they collaborated, the other three groups represented our control groups, working with our model without the variable of collaboration, they cooperated (they were divided in sub-groups).

[Français]

Nous avons donc décidé de choisir le manuel scolaire numérique comme artefact d’apprentissage et de le mettre dans une recherche expérimentale en essayant de le reconcevoir et de le réinventer en faisant au même temps les tests d’une nouvelle méthode et d’un nouvel outil de collaboration en ligne destinée à la conception d’artefacts d’apprentissage. Ce que nous avons fait, était de constituer six groupes hétérogènes en essayant de rassembler les différents acteurs du monde de l’éducation. Chaque groupe a été constitué par le même profil : 1 lycéen, 1 parent d’élève, 2 enseignants, un personnel de direction, 1 inspecteur académique, 2 responsables de formation et 1 entreprise publique (un opérateur du Ministère de l’Éducation). Pour éviter l’impact des hiérarchies entre les participants, nous avons décidé de travailler uniquement en ligne (dans l’outil de collaboration en ligne). L’objectif principal de chaque groupe de travail était de concevoir et de développer un prototype d’un manuel scolaire numérique d’histoire pendant les trois mois d’interactions en ligne. Dans ce contexte, les participants ont été répartis de façon aléatoire avec un équilibre entre la répartition des hommes et des femmes. Trois des six groupes représentaient nos groupes expérimentaux, en travaillant avec notre modèle collaboratif en ligne dans son intégralité, c’est-à-dire, ils ont collaboré, les trois groupes restants représentaient nos groupes de contrôle, en travaillant avec notre modèle collaboratif en ligne sans la variable de collaboration, c’est-à-dire, ils ont coopéré (ils ont été divisés en sous-groupes).

During the experimentation, we traced all the online interactions that we will analyze using Social Network Analysis (node degree, centrality, structural holes, closure and social diversity) and the strength between participants using a mathematical formula. Before and after the three months’ experimentation we also gave to participants a questionnaire to identify their personal representation of the digital learning artefact that they were designing (in this case, the paper and digital version of a school textbook). We wanted to do this, because each participant see a learning artefact from their own perspective (a student see and use the paper and the digital school textbook in a different way than a teacher, a parent, a principal or a company that design and build digital learning artefacts). In this way, the learning artifact becomes a “boundary object”. At the end of the 3 months’ experimentation, each working group designed and developed a minimal prototype of a history digital school textbook, the last thing that we wanted to measure was the level of invention of each prototype. Using a model based on invention patents, we quantified the level of invention of each prototype using this formula: Invention = Novelty * Perception of Utility. To do this last step, we are asking a big sample (we are still working on this phase and we hope to have between 100 to 150 evaluators) of actors in the educational field (students, teachers, designers and developers of digital artefacts, publishers, etc.) to evaluate the level of Novelty and the Perception of Utility of each prototype using the invention model.

[Français]

Au cours de l’expérimentation, nous avons enregistré toutes les traces d’interactions en ligne que nous analyserons en utilisant la théorie des réseaux pour déterminer entre autres le degré des nœuds et la centralité du réseau. Nous allons également mesurer la force du lien d’interaction entre les participants de chaque groupe grâce à une formule mathématique. Avant et après l’expérimentation, nous avons également donné aux participants un questionnaire pour identifier leur représentation personnelle de l’artefact d’apprentissage numérique qu’ils allaient concevoir (dans ce cas, la version papier et la version numérique d’un manuel scolaire), car chaque participant voit un artefact d’apprentissage à partir de son propre « monde » (un étudiant voit et utilise le manuel scolaire (version papier et version numérique) d’une manière différente qu’un enseignant, qu’un parent, qu’un inspecteur ou qu’un éditeur). De cette façon, l’artefact d’apprentissage devient un « objet frontière ». À la fin de l’expérimentation, chaque groupe de travail a conçu et développé un prototype minimal d’un manuel scolaire numérique d’histoire, et donc, la dernière chose que nous voulions mesurer était le niveau d’invention de chaque prototype. En utilisant un modèle basé sur des brevets d’invention, nous avons quantifié le niveau d’invention de chaque prototype en utilisant la formule suivante : Invention = Nouveauté x Perception d’Utilité. Pour réaliser cette dernière étape, nous sommes en train de demander à un grand échantillon (nous travaillons toujours sur cette phase et nous espérons avoir entre 100 et 150 évaluateurs) d’acteurs du monde de l’éducation (étudiants, enseignants, concepteurs et développeurs d’artefacts numériques, éditeurs, etc.) pour évaluer le niveau de nouveauté et la perception d’utilité de chaque prototype en utilisant le modèle de l’invention.

The REMASCO Project

We already have surprising results related to the cooperative – collaborative interactions, but you will have to wait for the delivery of the second part of this publication to see them, together with the results related to the school textbook as a boundary object and the level of invention.

[Français]

Nous avons déjà des premiers résultats surprenants liés aux interactions coopératives / collaboratives, mais vous devrez attendre la livraison de la deuxième partie de cette publication pour les voir, vous devrez aussi attendre pour les résultats liés au manuel scolaire papier et numérique en tant qu’objet frontière ainsi que le niveau d’invention de chaque prototype imaginé par les six groupes.

This project is not only a research project, it is also an industrial project because we will build the 6 prototypes and identify the elements that work best to build a final digital school textbook. We also hope to build our digital collaborative tool based on the learnings of the experimentation, but as the results, you will have to wait to see all of this.

[Français]

Il faut remarquer que ce projet n’est pas seulement un projet de recherche, il est aussi un projet industriel, car nous allons construire les 6 prototypes et identifier les éléments qui fonctionnent le mieux pour construire un manuel scolaire numérique final. Nous espérons également construire notre outil collaboratif en ligne sur la base des apprentissages de l’expérimentation, mais comme pour les résultats, vous devrez attendre pour voir tout cela.

We also hope to generalize our method and tool to other educational contexts, like the problem-solving process in a classroom or how teachers could work together with other actors to rethink the pedagogies of the future.

[Français]

Nous espérons également généraliser notre méthode et notre outil à d’autres contextes éducatifs, comme le processus de résolution de problèmes dans une salle de classe ou aider des réseaux d’enseignants à collaborer avec d’autres acteurs pour repenser les pédagogies du futur et tant d’autres.

Making the link between 9 interesting principles of the last book I have read and the contest “Ma Thèse en 180 Secondes”

Ma Thèse en 180 Secondes (Tous)

During my trip to a scientific symposium in the South of France (Font-Romeu) I had the opportunity to read Joi Ito’s latest book on the train. The name of the book is “Whiplash: How to Survive Our Faster Future” that basically is about the nine principles of the MIT Media Lab in a book form.

[Lors de mon voyage à un colloque scientifique dans le sud de la France (Font-Romeu), j’ai eu l’occasion de lire le dernier livre de Joi Ito dans le train. Le nom du livre est « Whiplash: How to Survive Our Faster Future » qu’en bref met les neuf principes du MIT Media Lab sous la forme d’un livre.]

Yesterday, I had the opportunity to participate in the contest My Thesis in 180 Seconds, and today I decided to reflect on how to apply some of the principles of Joi Ito’s book to what I experienced yesterday during the contest.

[Hier, j’ai eu l’occasion de participer au concours Ma Thèse en 180 Secondes, et aujourd’hui j’ai décidé de réfléchir à la façon d’appliquer certains des principes du livre de Joi Ito à ce que j’ai vécu hier au cours du concours.]

Ma Thèse en 180 Secondes

Disobedience over compliance

This principle is very tricky for people who work in institutions such as a university, but as Matt Stempeck said analyzing this principle, you don’t win Nobel prizes for doing what you’re told. Participating in this contest requires disobedience, disobedience to think beyond academia to try to pass your message to everybody, not only you and the people around you that know very well your subject. This experience needs you to leave your comfort zone.

[Ce principe est assez compliqué pour les personnes qui travaillent dans des institutions comme une université, mais comme Matt Stempeck disait quand il analysait ce principe, vous ne gagnez pas des prix Nobel pour faire ce qu’on vous dit. Participer à ce concours nécessite la désobéissance, la désobéissance à penser au-delà du milieu universitaire pour essayer de transmettre votre message à tout le monde, pas seulement à toi et les gens autour de toi qui connaissent très bien ton sujet. Cette expérience nous oblige à quitter notre zone de confort.

Pull over push

You pull from the network as you need it rather than keep everything in stock. When writing your pitch, you need to “pull” a 3-year research project to explain it in 180 seconds!

[Vous tirez du réseau ce que vous en avez besoin plutôt que de garder tout en stock. Lors de l’écriture de ton pitch, tu dois “tirer” l’information d’un projet de recherche de 3 ans pour l’expliquer en 180 secondes !]

Compasses over maps

We can’t over-depend on planning, rather than spend your time and resources considering theories, we should try things, and fail or succeed, we’ll have actual facts of what works and what doesn’t. You must go on the adventure of participating, again, forcing yourself to leave your comfort zone, letting other people (the public) to judge and most importantly to give a lot of feedback about what works and what doesn’t work.

[Nous ne pouvons pas trop dépendre de la planification, plutôt que de dépenser votre temps et vos ressources considérant des théories, nous devrions essayer des choses, et échouer ou réussir, nous aurons des faits réels de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas. Dans cette expérience, il faut se lancer à l’aventure de participer, encore une fois, en vous forçant à quitter votre zone de confort, en laissant les autres personnes (le public) à vous juger et surtout à vous donner du feedback sur ce qui fonctionne et sur ce qui ne fonctionne pas.]

Learning over education

Education is what someone else does to you. Learning is what you do to yourself. You can take one thousand classes about public speaking, presentations, and how to explain complicated concepts to anyone, but if you really want to learn how to do this (and a lot of other things) you must put things on practice. Today I can do a huge list about all the things that I learned in 180 seconds.

[L’éducation est ce que quelqu’un d’autre fait pour toi. Apprendre, est ce que tu fais à toi-même. Vous pouvez prendre mille heures de cours sur la prise de parole en public, sur la synthèse ou sur comment communiquer et expliquer des concepts complexes, mais si vous voulez vraiment apprendre à le faire (en apprenant au même temps beaucoup d’autres choses), vous devez mettre les choses en pratique. Aujourd’hui, je peux faire une énorme liste de toutes les choses que j’ai appris hier soir en 180 secondes.]

If you are interested in the other principles (Emergence over authority, Resilience over strength, Systems over objects, Risk over safety, Practice over theory), read the book! It will take you less than a trip to the South of France ;-).

[Si vous êtes intéressé par les autres principes (Emergence over authority, Resilience over strength, Systems over objects, Risk over safety, Practice over theory), lisez le livre ! Il vous faudra moins d’un voyage dans le sud de la France ;-).]

MT 180 2017

My experience at the ELIG Conference in Paris: Imaging the learning places of the future

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[Français]

I’m writing this in the train in my way back from Paris. I came for a very interesting conference followed by an expedition about the learning places of the future and organised by ELIG.org – “We change the way Europe learns”.

[J’écris ceci dans le train dans mon chemin de retour de Paris. Je suis venu pour une conférence très intéressante suivie d’une expédition sur les lieux d’apprentissage du futur, organisée par ELIG.org – « Nous changeons la façon dont l’Europe apprend ».]

The first thing that I wanted to do is to try to identify 3 of the most used words in the conference: Collaboration, Creativity and Innovation (Invention in my opinion). The second thing that I wanted to share and that I found very interesting is that they invited 3 high school students to share their impressions about the classroom of the future, here is my synthesis of their propositions: For Marguerite the classroom of the future should be a confortable place where you want to be, she imagined this place as a huge living room with couches, pillows and nice colours because for her, you learn better in a less strict and more open environment. For Nafhate, we have to put more natural places inside the classroom, we don’t necessarily have to go outside, because we can bring the outside to the inside. Finally for Jonas we don’t need a physical classroom anymore, because today we can learn online in an autonomous way. It was very interesting to see the debate between the 3, specially about the online solution that Jonas proposed (the girls were not so agree with Jonas ;-).

[La première chose que je voulais faire c’est d’essayer d’identifier les 3 mots les plus utilisés dans la conférence : Collaboration, Créativité et Innovation (Invention à mon avis). La deuxième chose que je voulais partager et que j’ai trouvée très intéressante, c’est qu’ils ont invité trois lycéens à partager leurs impressions sur la classe du future. Donc, voici ma synthèse de leurs propositions : pour Marguerite, la salle de classe du future devrait être un endroit confortable où vous voulez être, elle a imaginée cet endroit comme un immense salon avec des canapés, des oreillers et de belles couleurs parce que pour elle, vous apprenez mieux dans un environnement moins strict et plus ouvert. Pour Nafhate, nous devons mettre des endroits plus naturels à l’intérieur de la salle de classe, nous n’avons pas nécessairement besoin d’aller dehors, parce que pour elle, aujourd’hui nous avons la possibilité d’amener l’extérieur à l’intérieur. Enfin pour Jonas, nous n’avons plus besoin d’une salle de classe physique, car aujourd’hui nous pouvons apprendre en ligne d’une manière autonome. C’était très intéressant de voir le débat entre les 3, en particulier sur la solution d’apprentissage en ligne proposée par Jonas (les filles n’étaient pas trop d’accord avec Jonas ;-).]

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The last thing that I wanted to share are some interesting points that I discovered during the conference, debates and exchanges:

[La dernière chose que je voulais partager, ce sont des points intéressants que j’ai découvert lors de la conférence, des débats et des échanges :]

Groupe scolaire Niki-de-Saint-Phalle

How buildings influence behaviour? they are trying to see how round places impacts our behaviour inside a building.

[Comment les bâtiments influencent-ils le comportement ? Dans ce projet, ils essaient de voir comment les endroits ronds influencent notre comportement à l’intérieur d’un bâtiment.]

Jarmo Suominen – School as a Service

For me, this was one of the most amazing project experiences. Imagined in Finland, Jarmo has built a distribute school that people can personalize, so you can learn in a museum, in the metro station, around the city, all is part of a new distributed school system, but you belong to all of these places as a whole. For him, is not just to build the buildings [the schools and its components], but to build and connect the components of the whole system.

[Pour moi, c’était l’une des expériences de projet les plus intéressantes. Imaginé en Finlande, Jarmo a construit une école distribuée que les gens peuvent personnaliser. Du coup, dans son modèle les gens puissent apprendre dans un musée, dans la station de métro, autour de la ville, tout en faisant partie d’un nouveau système scolaire distribué, mais toujours en appartenant à tous ces endroits dans son ensemble. Pour lui, ce n’est pas seulement de construire les bâtiments [les écoles et ses composantes], mais de construire et de relier les composants de tout le système.]

Maison Frateli

The problem for them is that we don’t socialise too much in university campuses, so is very important to build learning communities and we have to try to balance virtual and physical communities.

[Le problème pour eux est que nous ne socialisons plus dans les campus universitaires, il est donc très important de construire des communautés d’apprentissage en essayant d’équilibrer les communautés virtuelles et physiques.]

Ideas Box : learning in any place – Jérémy LACHAL

An amazing project that I will let you discover for yourself: http://www.ideas-box.org

[Un projet qu’inspire et que je vais vous laisse découvrir par vous-même :]

http://www.ideas-box.org

Imad Bejani – Microsoft

Very interesting the idea of how Machine Learning can connect people and break walls and frontiers. I also found very interesting his concept of the learning process: First, we have knowledge, then we develop skills and then, is culture, in this process, to learn, sometimes you need teachers and sometimes you don’t.

[Très intéressant l’idée sur comment le « Machine Learning » peut connecter les gens et briser les murs et les frontières. J’ai aussi trouvé très intéressant son concept du processus d’apprentissage : dans le processus on commence par la connaissance, puis les compétences et finalement la culture, dans ce processus, parfois et à son avis, nous avons besoin d’enseignants et parfois nous n’avons pas.]

Mick Slivecko – IBM Global Education

I found very interesting a concept that he shared: Augmented Intelligence, or how Artificial Intelligence will amplify instruction, it will not replace it, it will amplify it. He also gave an interesting example about how kids in the Amazonia of Peru are learning more about botanical issues than kids in other parts of the world, and we were asking ourselves, how could be possible to use this knowledge globally?

[J’ai trouvé très intéressant le concept d’Intelligence Augmentée partagé par Mick, ou comment l’Intelligence Artificielle amplifiera l’instruction, elle ne la remplacera pas, elle l’amplifiera. Mick a également donné un exemple intéressant sur la façon dont les enfants de l’Amazonie du Pérou apprennent davantage sur les questions botaniques que les enfants dans d’autres parties du monde, en se demandant comment utiliser ces connaissances à l’échelle mondiale ?]

Jan Stahlberg – Labster

I loved this project with the vision of empowering the next generation of scientists to change the world. And I liked their new prototypes where they are trying to build an experience between physical and digital environments, I let you discover the project that is already used by 120 high schools and universities around the globe, and to start to see how virtual reality can augment digital places: https://www.labster.com/

[J’ai bien aimé ce projet avec la vision d’émanciper la prochaine génération de scientifiques pour changer le monde. Et j’ai trouvé super intéressant leurs nouveaux prototypes où ils essaient de construire une expérience entre les environnements physiques et les environnements numériques, je vous laisse découvrir le projet qui est déjà utilisé par 120 écoles secondaires et universités dans le monde, et de commencer à voir comment la réalité virtuelle peut augmenter les environnements numériques : https://www.labster.com/]

paris_sorbonne

The last day was an expedition, the amazing camp of Jussieu (Sorbonne University), the immersive class proposed by Microsoft and the École 42 launched just a few years ago by Xavier Niel, a school with no teachers, no formal classes and no instructions. I had a lot of interesting exchanges during this second day that I will share in another post.

[Le dernier jour a été réservé à une expédition dans l’impressionnant campus de Jussieu (Université de la Sorbonne), la classe immersive proposée par Microsoft et l’école 42 lancé il y a quelques années par Xavier Niel, une école sans enseignants, sans cours et sans instructions. J’ai eu beaucoup d’échanges intéressants au cours de cette deuxième journée que je vais partager avec vous dans un autre poste.]